MAutomatisation

Make (ex-Integromat)

Définition complète et explications détaillées

Make, anciennement Integromat, est une plateforme d'automatisation en ligne qui relie vos applications entre elles au moyen de scénarios construits visuellement, sans écrire de code. Elle appartient à la même famille d'outils que Zapier et n8n, avec un hébergement situé dans l'Union européenne.

Son interface montre le trajet de la donnée sous forme de bulles reliées, et rejoue chaque exécution étape par étape. C'est ce qui la rend lisible pour une équipe non technique : on voit où la donnée s'est arrêtée, et ce qu'elle contenait à cet instant précis.

Comment se construit un scénario

Un scénario démarre sur un déclencheur : un webhook reçu, une planification, la surveillance d'une boîte mail ou d'un tableur. Les modules suivants effectuent les actions, un module par service appelé. Des routeurs créent des branches conditionnelles, des itérateurs découpent une liste pour la traiter élément par élément, des agrégateurs recomposent le résultat. Un gestionnaire d'erreurs peut être attaché à chaque module pour décider du comportement en cas d'échec.

La plateforme annonce de l'ordre de deux mille intégrations prêtes à l'emploi, et un module générique permet d'appeler n'importe quelle API dépourvue de connecteur dédié.

Le modèle de facturation, à comprendre avant de s'engager

Make facture à l'opération : chaque module exécuté compte pour une unité. Un scénario de huit modules déclenché cinq cents fois dans le mois consomme donc de l'ordre de quatre mille opérations, indépendamment du temps de traitement. Les formules démarrent autour de neuf euros par mois pour un premier quota, puis progressent par paliers avec le volume.

Cette mécanique explique la surprise fréquente du troisième mois : ce n'est pas le nombre d'automatisations qui fait la facture, c'est le produit du nombre de modules par le nombre d'exécutions.

Ce pour quoi c'est un bon choix

  • Des volumes modérés et prévisibles, sur des services grand public bien couverts par les connecteurs.
  • Une équipe métier qui veut construire et faire évoluer ses automatisations elle-même.
  • Un besoin à livrer en quelques jours, sans mobiliser de développeur ni de serveur.
  • Un contexte où l'hébergement européen de la plateforme répond aux exigences internes.

Ses limites

Make ne peut pas être auto-hébergé : vos données transitent nécessairement par la plateforme, ce qui reste bloquant pour certains traitements sensibles. Une logique très ramifiée devient difficile à maintenir visuellement, le suivi des versions reste sommaire, et le coût suit mécaniquement la croissance des volumes. Passé quelques dizaines de milliers d'opérations mensuelles, la comparaison avec une solution auto-hébergée mérite d'être refaite sérieusement.

👉 Avant de vous engager, comptez les modules de votre scénario le plus fréquent et multipliez par le nombre d'exécutions mensuelles attendues, pics compris. C'est ce produit, et non le tarif affiché du forfait, qui déterminera votre facture.
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