Make vs Zapier : lequel choisir en 2026 ?

Zapier reste le plus simple à prendre en main et propose le plus grand catalogue d'intégrations — c'est aussi, de loin, le plus cher à l'usage. Make coûte environ dix fois moins pour le même volume, gère des scénarios plus complexes, et héberge ses données dans un datacenter européen. Pour une PME française, CZ Multimédia recommande Make dans la grande majorité des cas — sauf si vos outils métier ne sont connectables que chez Zapier.

MakeZapier Hébergement UEComparatif 2026

Le verdict en trois lignes

  • Choisissez Make — dans la grande majorité des cas : environ dix fois moins cher au même volume, scénarios plus complexes, données hébergées dans l'UE.
  • Choisissez Zapier — si un outil métier indispensable n'existe que dans son catalogue, ou si vous automatisez très peu et voulez le minimum de friction.
  • Le test décisif — listez vos cinq outils les moins courants et vérifiez leur présence dans les deux catalogues. Le reste se joue sur le volume.

Nous déployons les deux. Notre recommandation dépend de votre volume et de vos outils, pas d'un partenariat.

Comparatif Make vs Zapier : prix à l'usage, catalogue d'intégrations, hébergement des données

En bref

  • Prix de départ : Make : 9 €/mois — Zapier : 19,99 $/mois
  • Coût à 10 000 opérations/mois : Make : ~29 € — Zapier : ~299 $, soit environ 10 fois plus
  • Intégrations natives : Make : ~2 000 — Zapier : ~7 000
  • Hébergement des données : Make : datacenter européen — Zapier : États-Unis
  • Temps de mise en route : Make : 30 minutes — Zapier : 15 minutes
  • Recommandation : Make pour le rapport prix/puissance ; Zapier si un outil métier n'est connectable que chez lui
Comparatif

Make et Zapier, critère par critère

Les deux sont des plateformes cloud, sans auto-hébergement possible. Le choix ne se joue donc pas sur la souveraineté technique mais sur trois points : ce que vous payez réellement à l'usage, ce que vous pouvez connecter, et où vivent vos données.

CritèreMakeZapier
Prix de départ9 €/mois19,99 $/mois
Unité facturéeOpérationsTâches
Coût à 10 000 opérations/mois~29 €~299 $
Intégrations natives~2 000~7 000
Auto-hébergementNonNon
Hébergement des donnéesUE par défautÉtats-Unis
Conformité RGPDBonne (hébergement UE)Correcte (clauses contractuelles types)
Complexité des workflowsAvancée : branches, itérations, gestion d'erreursBasique à intermédiaire
Courbe d'apprentissageModéréeFacile
IA et agentsModules IA basiquesActions IA intermédiaires
Temps de mise en route30 minutes15 minutes
Idéal pourPME cherchant l'équilibre coût/puissanceTPE, simplicité maximale, outils de niche

Un facteur dix sur la facture

C'est l'écart le plus spectaculaire de tout le marché de l'automatisation. À 10 000 opérations mensuelles, Make revient à une trentaine d'euros quand Zapier approche les 300 dollars. Le rapport ne s'atténue pas avec le volume : il s'aggrave.

L'explication tient à l'unité facturée. Zapier compte les tâches : chaque action réussie dans un Zap consomme du quota. Make compte les opérations, mais ses forfaits en incluent beaucoup plus pour le même prix. Sur un scénario à cinq étapes déclenché cent fois par jour, la différence devient visible dès le premier mois.

La question n'est donc pas « lequel est le moins cher » — c'est « à partir de quel volume l'écart devient-il structurant ». En dessous de quelques centaines de tâches par mois, les deux se valent et la simplicité de Zapier peut justifier son prix. Au-delà, l'écart finance largement le temps d'apprentissage de Make.

Coût mensuel indicatif

Make — 10 000 opérations~29 €

Scénarios complexes inclus, hébergement européen.

Zapier — 10 000 tâches~299 $

Environ dix fois le prix de Make pour un volume comparable.

Usage très faible (quelques centaines)9 € vs 19,99 $

À ce niveau, l'écart est marginal : la simplicité peut primer.

Tarifs publics constatés en 2026, hors remises annuelles. Vérifiez toujours la grille en vigueur avant de vous engager.

Intégrations

Le seul argument qui peut sauver Zapier

Environ 7 000 applications connectables contre 2 000 chez Make. Sur le papier, l'écart est écrasant. En pratique, il ne compte que dans un cas.

Quand le catalogue ne change rien

Si vous connectez des outils courants — Google Workspace, Microsoft 365, HubSpot, Slack, Notion, Airtable, Stripe, WooCommerce, Shopify — les deux plateformes les couvrent, et souvent avec la même profondeur.

Dans ce cas, l'écart de catalogue est une statistique marketing : vous n'utiliserez jamais les 5 000 connecteurs de différence.

Quand il devient décisif

Si votre métier repose sur un logiciel de niche — un CRM sectoriel, un ERP vertical, un outil américain peu diffusé en Europe — il y a une vraie probabilité qu'il existe chez Zapier et pas chez Make.

L'alternative reste possible : Make sait appeler n'importe quelle API via un module HTTP. Mais cela demande du développement, et ce coût doit être comparé au surcoût annuel de Zapier.

Le réflexe à avoir avant de trancher : listez vos cinq outils les moins courants et vérifiez leur présence dans les deux catalogues. Cinq minutes de vérification valent mieux qu'un abonnement annuel choisi sur une statistique.
Données

Europe ou États-Unis : ce que ça change

Make — datacenter européen

Make héberge par défaut dans l'Union européenne. Les données qui transitent par vos scénarios — contenus d'emails, fiches clients, pièces jointes — restent sur le territoire de l'UE, ce qui simplifie considérablement la documentation RGPD de vos traitements.

Vous ne maîtrisez pas pour autant la rétention ni les accès internes de l'éditeur : c'est un hébergement européen, pas une souveraineté complète.

Zapier — hébergement américain

Zapier héberge aux États-Unis et encadre les transferts par des clauses contractuelles types. C'est juridiquement praticable, et des milliers d'entreprises européennes le font.

Mais chaque scénario devient un transfert hors UE à documenter. Sur des données de santé, juridiques ou RH nominatives, c'est un sujet que votre DPO soulèvera — et il aura raison.

Si la localisation des données est un critère bloquant, aucune des deux plateformes ne répond complètement : seul un outil auto-hébergeable le permet. Voir notre comparatif n8n vs Make.

Décision

Quel outil pour votre situation

Make

Vous dépassez quelques milliers d'opérations

C'est le seuil où l'écart de prix cesse d'être théorique. L'économie annuelle finance largement le temps d'apprentissage de l'interface.

Make

Vos scénarios ont des branches et des conditions

Itérations, agrégations, gestion fine des erreurs : Make va nettement plus loin que Zapier sans exiger de code.

Make

Vos données sont un sujet

Hébergement européen par défaut. Ce n'est pas de la souveraineté complète, mais cela évite de documenter un transfert hors UE pour chaque scénario.

Zapier

Un outil de niche indispensable

Avec environ 7 000 connecteurs, Zapier couvre des logiciels sectoriels absents de Make. Si votre CRM métier n'y est que chez lui, la question est tranchée.

Zapier

Très peu d'automatisations, zéro temps à y consacrer

Quinze minutes suffisent pour un premier Zap. Sur trois ou quatre automatisations simples, le surcoût reste modeste en valeur absolue.

Zapier

Une équipe déjà formée dessus

Le coût de migration n'est pas nul : chaque Zap doit être reconstruit. Sur un parc restreint et stable, rester peut être le choix rationnel.

FAQ

Questions fréquentes

À volume comparable, oui : environ 29 € pour 10 000 opérations chez Make contre environ 299 $ pour 10 000 tâches chez Zapier. L'écart vient de ce que les forfaits Make incluent beaucoup plus d'unités pour un prix voisin. En dessous de quelques centaines d'automatisations mensuelles, la différence en valeur absolue reste faible et ne justifie pas à elle seule un changement.

Oui : environ 7 000 contre 2 000. Mais cet écart ne compte que si vos outils sont peu courants. Sur les applications répandues — Google, Microsoft, HubSpot, Slack, Stripe, Shopify — les deux plateformes offrent une couverture comparable. Vérifiez vos cinq outils les moins connus plutôt que de comparer les totaux.

Oui. Make propose un import partiel depuis Zapier, mais il ne dispense pas de revoir chaque scénario : les deux plateformes ne modélisent pas les workflows de la même façon. Comptez 1 à 3 jours pour une PME avec 10 à 20 automatisations actives. C'est aussi l'occasion de supprimer celles qui ne servent plus.

Make héberge par défaut dans un datacenter européen, Zapier aux États-Unis avec des clauses contractuelles types encadrant le transfert. Pour une PME française manipulant des données personnelles, Make simplifie nettement la documentation RGPD. Aucune des deux ne permet l'auto-hébergement.

Zapier, sans discussion : environ quinze minutes pour un premier automatisme fonctionnel, contre une trentaine de minutes chez Make. L'écart se réduit dès la deuxième ou troisième automatisation, une fois la logique de l'interface assimilée.

Cela arrive dès que la confidentialité impose de garder les données chez vous, ou que le volume rend tout abonnement au forfait déraisonnable. Dans ces cas, un outil auto-hébergeable comme n8n devient pertinent : voir notre comparatif n8n vs Make, ou notre page dédiée à l'automatisation des processus.

Techniquement oui, et certaines entreprises le font : Zapier pour deux ou trois connecteurs de niche introuvables ailleurs, Make pour le reste. Le coût de cette cohabitation est la double compétence à maintenir et deux abonnements à suivre. À réserver aux cas où un outil est réellement irremplaçable.
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