Zapier reste le plus simple à prendre en main et propose le plus grand catalogue d'intégrations — c'est aussi, de loin, le plus cher à l'usage. Make coûte environ dix fois moins pour le même volume, gère des scénarios plus complexes, et héberge ses données dans un datacenter européen. Pour une PME française, CZ Multimédia recommande Make dans la grande majorité des cas — sauf si vos outils métier ne sont connectables que chez Zapier.
Nous déployons les deux. Notre recommandation dépend de votre volume et de vos outils, pas d'un partenariat.

Les deux sont des plateformes cloud, sans auto-hébergement possible. Le choix ne se joue donc pas sur la souveraineté technique mais sur trois points : ce que vous payez réellement à l'usage, ce que vous pouvez connecter, et où vivent vos données.
| Critère | Make | Zapier |
|---|---|---|
| Prix de départ | 9 €/mois | 19,99 $/mois |
| Unité facturée | Opérations | Tâches |
| Coût à 10 000 opérations/mois | ~29 € | ~299 $ |
| Intégrations natives | ~2 000 | ~7 000 |
| Auto-hébergement | Non | Non |
| Hébergement des données | UE par défaut | États-Unis |
| Conformité RGPD | Bonne (hébergement UE) | Correcte (clauses contractuelles types) |
| Complexité des workflows | Avancée : branches, itérations, gestion d'erreurs | Basique à intermédiaire |
| Courbe d'apprentissage | Modérée | Facile |
| IA et agents | Modules IA basiques | Actions IA intermédiaires |
| Temps de mise en route | 30 minutes | 15 minutes |
| Idéal pour | PME cherchant l'équilibre coût/puissance | TPE, simplicité maximale, outils de niche |
C'est l'écart le plus spectaculaire de tout le marché de l'automatisation. À 10 000 opérations mensuelles, Make revient à une trentaine d'euros quand Zapier approche les 300 dollars. Le rapport ne s'atténue pas avec le volume : il s'aggrave.
L'explication tient à l'unité facturée. Zapier compte les tâches : chaque action réussie dans un Zap consomme du quota. Make compte les opérations, mais ses forfaits en incluent beaucoup plus pour le même prix. Sur un scénario à cinq étapes déclenché cent fois par jour, la différence devient visible dès le premier mois.
La question n'est donc pas « lequel est le moins cher » — c'est « à partir de quel volume l'écart devient-il structurant ». En dessous de quelques centaines de tâches par mois, les deux se valent et la simplicité de Zapier peut justifier son prix. Au-delà, l'écart finance largement le temps d'apprentissage de Make.
Scénarios complexes inclus, hébergement européen.
Environ dix fois le prix de Make pour un volume comparable.
À ce niveau, l'écart est marginal : la simplicité peut primer.
Tarifs publics constatés en 2026, hors remises annuelles. Vérifiez toujours la grille en vigueur avant de vous engager.
Environ 7 000 applications connectables contre 2 000 chez Make. Sur le papier, l'écart est écrasant. En pratique, il ne compte que dans un cas.
Si vous connectez des outils courants — Google Workspace, Microsoft 365, HubSpot, Slack, Notion, Airtable, Stripe, WooCommerce, Shopify — les deux plateformes les couvrent, et souvent avec la même profondeur.
Dans ce cas, l'écart de catalogue est une statistique marketing : vous n'utiliserez jamais les 5 000 connecteurs de différence.
Si votre métier repose sur un logiciel de niche — un CRM sectoriel, un ERP vertical, un outil américain peu diffusé en Europe — il y a une vraie probabilité qu'il existe chez Zapier et pas chez Make.
L'alternative reste possible : Make sait appeler n'importe quelle API via un module HTTP. Mais cela demande du développement, et ce coût doit être comparé au surcoût annuel de Zapier.
Make héberge par défaut dans l'Union européenne. Les données qui transitent par vos scénarios — contenus d'emails, fiches clients, pièces jointes — restent sur le territoire de l'UE, ce qui simplifie considérablement la documentation RGPD de vos traitements.
Vous ne maîtrisez pas pour autant la rétention ni les accès internes de l'éditeur : c'est un hébergement européen, pas une souveraineté complète.
Zapier héberge aux États-Unis et encadre les transferts par des clauses contractuelles types. C'est juridiquement praticable, et des milliers d'entreprises européennes le font.
Mais chaque scénario devient un transfert hors UE à documenter. Sur des données de santé, juridiques ou RH nominatives, c'est un sujet que votre DPO soulèvera — et il aura raison.
Si la localisation des données est un critère bloquant, aucune des deux plateformes ne répond complètement : seul un outil auto-hébergeable le permet. Voir notre comparatif n8n vs Make.
C'est le seuil où l'écart de prix cesse d'être théorique. L'économie annuelle finance largement le temps d'apprentissage de l'interface.
Itérations, agrégations, gestion fine des erreurs : Make va nettement plus loin que Zapier sans exiger de code.
Hébergement européen par défaut. Ce n'est pas de la souveraineté complète, mais cela évite de documenter un transfert hors UE pour chaque scénario.
Avec environ 7 000 connecteurs, Zapier couvre des logiciels sectoriels absents de Make. Si votre CRM métier n'y est que chez lui, la question est tranchée.
Quinze minutes suffisent pour un premier Zap. Sur trois ou quatre automatisations simples, le surcoût reste modeste en valeur absolue.
Le coût de migration n'est pas nul : chaque Zap doit être reconstruit. Sur un parc restreint et stable, rester peut être le choix rationnel.
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